Quoi de plus reposant que de pédaler sur un chemin de halage, en bord de Saône ? Les péniches sont là pour me rappeler que la lenteur est un atout.
Les vaches si paisibles, les pieds dans l’eau ou égayées dans la verdure des berges, font écho à cette vérité.
A Saint Romain-des-Iles, ce saule penché sur l’eau, comme pour mieux s’admirer en son miroir liquide, me raconte également la beauté d’une vie de patience.
Un autre jour, toujours sur les chemins blancs de l’Ain, cette même leçon de patience m’est à nouveau présentée par les nuages. Leur lent et majestueux défilé céleste confère une douce profondeur aux champs moissonnés, en passe d’être apprêtés pour l’hiver.
Quant aux plants de maïs, ils attendent encore d’être rentrés. Patience, là encore. Dans le lointain, les monts du Beaujolais me content des histoires de cols. Il est encore temps.
Mais plus loin, les Monts d’or m’attendent. Une montée escarpée sur chemin blanc et une descente sur chemin forestier m’aideront à ne pas oublier que tout déplacement peut devenir voyage et découverte. Là encore la lenteur de ma progression m’introduira à un autre monde.
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